"We aim to change this. We aim to make the case and rally support for American global leadership"[1].
"le mouvement conservateur a été piraté et transformé en une idéologie de globalisation, d'interventionnisme et de frontières ouvertes, ce qui n'a rien à voir avec le mouvement conservateur
dans lequel j'ai grandi" Pat Buchanan, éminent politicien conservateur américain.
Le mouvement conservateur américain doit faire face à une crise profonde. Les conservateurs traditionnels (ou paléo-conservateurs comme ils sont maintenant appelés) sont poussés agressivement sur le bord de la route par les néo-conservateurs. C'est avant un problème de pouvoir, d'abord une invasion idéologique. Les néo- conservateurs qui exercent une influence dominante sur la politique actuelle du gouvernement américain, ont, paradoxalement leurs origines dans la gauche libérale. Dans les années 60, ils perdirent leurs illusions et quittèrent le parti démocrate, l'accusant d'inefficacité. La gauche les appela alors « néo-conservateurs » ce qui dans sa bouche était une insulte. Après plusieurs années d'errance politique, ils se trouvèrent dans les années 70 une niche dans le parti républicain. Ainsi, leurs différences avec les traditionnels paléo-conservateurs devint rapidement évidentes : les néo-conservateurs étaient partisans d'un gouvernement fort, d'une politique d'immigration et d'interventionnisme en politique étrangère, blasphèmes pour les paléo-conservateurs. Ils firent la promotion de leurs idées en prenant peu à peu le contrôle de la majorité des journaux conservateurs et des cercles de réflexion.
Au milieu des années 90, les paléo-conservateurs, comme le trois fois candidat à l'élection présidentielle Pat Buchanan, qui avait fait campagne sur le thème de l'isolationnisme en politique étrangère, furent contraints de quitter le parti républicain. Les néo-conservateurs ont aussi joué un rôle clé dans l'échec du chef de file républicain au Sénat, Trent Lott, un partisan de la ligne dure des paléo-conservateurs. Ils ont poursuivi et purgé les opposants, usant de manoeuvres agressives, qui ont forcé beaucoup de ces paléo-conservateurs à abandonner . Pat Buchanan: Robert Novak, et Joseph Sobran sont les principaux qui continuent le combat.
La ligne politique des néo-conservateurs est développée dans leurs publications "The New Républic" et le "Weekly standard". Ils ont même réussi à phagocyter le prestigieux "National Review". Leurs cercles de réflexion s'appellent : "American Entreprise Institute", "Ethic and public policy center" et "Heritage Foundation" ; ils sont aussi soutenus très fortement par le puissant milliardaire Rupert Murdoch, dont l'empire médiatique comprend le "New-York Post", et "Fox news network". Même le "Wall Street" journal soutient cette ligne . L' idéologie néo-conservatrice a pour principal centre d'intérêt la politique étrangère, qui a pour but une hégémonie globale de l'Amérique. Les néo-conservateurs soutiennent la vision d'un monde « unipolaire », et sont prêts à utiliser la force armée pour parvenir à leurs fins. Les normes internationales, les institutions et les traités sont considérés par eux comme des obstacles. John Bolton (néo-conservateur), assistant du secrétaire d'état a déclaré : « le but de ceux qui pensent que les lois internationales ont une quelconque signification est de restreindre les États-Unis ». Ils considèrent la Chine, la Russie et l'Union Européenne comme des menaces potentielles. Leur principal sujet d'attention est le Moyen-Orient, qu'ils aimeraient bien remodeler en démocratie. Ce qui veut dire remplacer l'autorité royale traditionnelle de l'Arabie Saoudite. Ils sont particulièrement pro-israéliens et zélés vis-à-vis du premier ministre Ariel Sharon et du Likud. Ils se sont vigoureusement opposés à la « feuille de route » du président Bush, et ont milité très activement pour la guerre contre l'Irak (un but de longue date des néo-conservateurs ). Ces idées radicales concernant la politique étrangère les ont souvent amenées au conflit avec le secrétaire d'état, Colin Powell et le State Department. Quoi qu'il en soit les néoconservateurs ont gagné la première manche, court-circuitant Colin Powell et travaillant directement avec le Président. Même la conseillère en matière de sécurité nationale : Condoleezza Rice, qui au début a exercé sur Bush une influence majeure concernant la politique étrangère, a été mise de côté. Aujourd'hui la voix prépondérante en matière de politique étrangère est le Pentagone. Cela n'a rien d'étonnant puisque le Pentagone a été conquis par les principaux néo-conservateurs comme Paul Wolfowitz (assistant du secrétaire à la défense), Richard Perle, Doug Feith et Steve Cambrone. Des individus comme Paul Wolfowitz ont une influence bien plus importante que Colin Powell. Lorsque Wolfowitz parle de : « changement en Syrie » après la guerre d'Irak, le gouvernement américain exerce des pressions immédiates sur la Syrie, et Colin Powell n'a rien à y redire. Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 ont propulsé les néo-conservateurs à la tête du pouvoir américain. Cela leur a donné une opportunité idéale pour poursuivre leur but d'une hégémonie globale américaine. Leur prochaine cible seront la Syrie et l'Iran. Cela fera peut-être un peu beaucoup pour la plupart des Américains et pour les conservateurs traditionnels. Le président Bush doit d'autre part se concentrer sur la politique intérieure en vue des élections présidentielles à venir. (Les néo-conservateurs sont de peu d'aide dans ce domaine, leurs seules propositions étant une réforme de l'assurance-chômage). Les semaines et les mois à venir révéleront si les néo-conservateurs vont parvenir à leurs fins pour amener les États-Unis dans une nouvelle aventure ou si les paléo-conservateurs résisteront et reprendront le contrôle du gouvernement fédéral. Quels que soient les résultats, cela aura des conséquences significatives sur le monde.
# Après avoir mené l'ouest à la victoire dans la guerre froide, l'Amérique a devant lui divers défis à relever. Leur but est de mettre les USA au premier plan de la direction des affaires du
monde. Les néo-conservateurs ont l'occasion d'instaurer un nouvel ordre mondial, bien entendu favorable à leur nation. Ils critiquent les coupes faites dans les budgets alloués dans les domaines
militaires par l'administration Clinton. Ce qui selon eux rend de plus en plus difficile de soutenir l'influence américaine autour du monde. Et la promesse des avantages commerciaux à court terme
menace de dépasser des considérations stratégiques. Critiquant la politique Clinton, ils se basent sur la politique reaganienne. Les éléments essentiels du succès de cette administration étaitent
: une armée sur puissante prête à relever tous les défis qui se verraient croiser la route des USA; une politique étrangère qui favorise hardiment et à bon escient les principes américains à
l'étranger; et une conduite nationale qui accepte les responsabilités globales des états unis face au monde. Naturellement, les Etats-Unis doivent être prudents dans la façon dont ils exercent
leur puissance. Mais cete vision unilatérale de la puissance américaine a u coût et des risques sont à prendre. L'Amérique a un rôle essentiel dans la paix et la sécurité en Europe, en Asie, et
au Moyen-Orient. Selon eux, il faut agir avant que des crises majeures n'émergent, et faire face aux menaces avant qu'elles ne deviennent ingérables. L'histoire de ce siècle devrait avoir
enseigné à embrasser la cause de la conduite américaine. Leur but est de rappeler aux américains ces leçons et d'en tirer les conséquences pour aujourd'hui. En Voici quatre : nous devons
augmenter les dépenses en matière de défense de manière significative si nous devons effectuer nos responsabilités globales aujourd'hui et moderniser nos forces armées à l'avenir : c'est chose
faite depuis les attentats du 11 septembre!
# nous devons renforcer nos alliances avec nos alliés démocratiques et tenir une politique de défi envers les régimes hostiles à nos intérêts et valeurs
# nous devons favoriser la cause de la liberté politique et économique à l'étranger
# nous devons accepter la responsabilité du rôle unique de l'Amérique en préservant et en prolongeant un ordre international amical à notre sécurité, à notre prospérité, et à nos principes
Une telle politique reaganienne basée sur la force militaire et la clarté morale peut ne pas être à la mode aujourd'hui. Mais il est nécessaire si les Etats-Unis veulent assurer leur sécurité et leur grandeur au cours du 21e siècle![2]
Pasacal Bruckner, lors d'une émission TV, qualifiait les néo-conservateurs de bolshéviks. Et bien ce n'est pas faux du tout. Ils sont minoritaires tous les deux. Il ont une vision internationaliste du rôle qu'ils sont sesnsés jouer. Ce sont des évènements troubles qui les ont mis au pouvoir (élection frauduleuse de G W Bush). Les bolshéviks ont du remporter la guerre civile. Les néo-conservateurs doivent remporter la guerre contre le terrorisme (Al-Quaeda ou Rough States). Ils n'ont cure de ce que eut resentir la population (combien de morts depuis les guerres en Afghanistan et en Irak?). Les échelles sont différents, les doctrines également mais de nombreux point convergent. Ls néo- conservateurs sont plus révolutiuonnaires que l'ensemble du parti républicain et démocrate réunis! Ils se basent sur l'hyper-puissance armée (qui n'est pas la toute puissance ne l'oublions jamais). Les attentats du 11 septembre 2001 apparaissent de plus en plus comme étant du pain béni pour ces gens qui se battent de la même manière que les bolsheviks mais pour des raisons et des causes différentes : haîne du pauvre (voir l'article sur le rituel d'initiation au skull and bones=haïne du patronnat
# existence d'une élite :perestroika=establishment américaine
# volonté d'instaurer au monde leur conception du monde=internationalistes comme l'étaient Lénine et Trotsky à l'aube de leur coup d'Etat d'Octobre 1917
# diminution des libertés civiles (TIA, patriot act, etc)=méthodes en vigueur sous l'ex URSS
# athéisme total=fanatisme religieux absolu
# Politique internatonale basée sur la force militaire dans les deux cas
# Une question plus subtile qui sera traitée ailleurs et qui dépasse le simple cas des néo-conservateurs : les USA sont-ils vraiment une démocratie? En effet, les Etats-Unis voient leur politique
menée alternativement par deux partis : républicains=>démocrates=>républicains=>etc. Or ces partis sont financés par les mêmes généreux donateurs privés! Dès lors comme le disait en
substance, John Kennedy père, seul l'argent fait les présidents aux USA=un parti unique : quelle différence y-a-t-il finalement entre un multipartisme dans lequel se sont de toute façon les
candidats de l'establishment qui sont élus et ce, qu'ils soint démocrates ou républicains et un parti unique? Moins d'hypocrisie peut-être? En outre quand on sait que l'URSS s'est maintenue via
le même establishment américano-internationaliste pendant près d'un siècle, cela revient finalement au même quelque part.
Voir : http://reformed-theology.org/html/books/bolshevik_revolution/.
Vous allez me traiter de fou. Mais regardez bien attententivement ce qui se passe et vous verrez que cela n'est pas du tout sans fondements. Et rassurez-vous l'analyse ne s'arrêtera pas là.
NOTES :
[1] Statement of principles des néo-conservateurs
[2] Tiré du site : www.newamericancentury.org